Volets clos à la maison communale.

Publié le par DESIR A Poncins

Volets clos à la maison communale.

Notre chronique sur la maison communale posait une interrogation : une plaque PRIVE apposée sur une porte intérieure au bâtiment central de la maison communale. « PRIVE » dans un établissement public ! Du jamais vu ! Voyons ce que cache cet énigmatique « PRIVE ».

 

Le Conseil Municipal n’est autre que son propre lanceur d’alerte. Reportez-vous à son compte rendu du 31 janvier 2011. Oui, 2011 ! Le CM « décide de demander un nouveau projet à l’architecte concernant la salle communale. L’option avec étage posant un problème d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite. Une nouvelle réunion aura lieu avec Mr Berthier le mardi 1 février à 16 heures afin d’étudier la possibilité de créer une salle dans l’espace vert ». C’est quoi ce « problème d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite »  (dite PMR) ? C’est tout simplement l’application de la loi. Elle date de … 1975 ! C’était il y a 40 ans. Un décret en 2006 la rend alors contraignante.

 

Voilà le problème. La mairie s’en empare immédiatement. Le lendemain, (oui, le lendemain), « une réunion a lieu avec Mr Berthier ». Un mois plus tard, le CM adopte un nouveau projet : le 28 février 2011. Il n’y a plus l’étage. Il y a 2 bâtiments de part et d’autre du bâtiment existant, celui qui a résisté aux flammes. La salle communale, bâtiment reconstruit. La salle des associations, bâtiment nouveau. Au centre : le bâtiment épargné par l’incendie, avec « la salle des loisirs » et « la salle de musique » ainsi qu’un vestibule, vestiaire et toilettes au 1er étage et au 2ème étage, un grenier. Au rez-de chaussée, la cuisine et « l’ancienne bibliothèque ». Le tout réfectionné à grands frais.

 

Effet de précipitation, c’est certain. Méconnaissance de la législation, on ne sait, …. Toujours est-il qu’on reproduit la même erreur. Certes, pour le bâtiment neuf, on supprime ce « problème d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite ». Mais on oublie le bâtiment central. Il est réfectionné et surtout appartient au même projet. Il est donc tributaire des mêmes contraintes. Le « problème d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite » reste identique et interdit la réception des travaux en l’état.

Volets clos à la maison communale.

Branlebas de combat. Il faut sauver la salle communale. L’échéance municipale approche dangereusement. Une plaque est discrètement posée. Elle indique : « PRIVE » jugée préférable à « Interdit au public ». Privé d’utilisation, c’est certain. Cela fait 3 ans et demi. Et ce n’est pas fini. Pour y mettre un terme, il faudra que ce « problème d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite » soit réglé. Quelle solution ? L’ascenseur. Retour à la case départ.

 

Finalement, la maison communale comprend la « salle communale », « la salle des associations » et entre 2, un bâtiment vestige et qui, comme la grotte de Lascaux, est désormais interdit au public.

 

1,3 millions d’euros ont été engagés dans cette opération. Mais il faudra dépenser un peu plus pour lui éviter le sort peu enviable de la cure.

Publié dans Au FIL du Lignon

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