Une fête patronale en quête de mobilisation.

Publié le par DESIR A Poncins

Une fête patronale en quête de mobilisation.

La fête patronale a battu son plein le week-end du 15 août. Si on peut dire ! En fait, elle n’a pas fait recette. Le comité des fêtes qui n’a pourtant pas ménagé sa peine, reconnait un résultat très éloigné de ses attentes. Il tente de se rassurer en disant que « c’est partout pareil ». Admettons ! Mais reconnaissons que ce raisonnement n’a rien de mobilisateur et qu’au contraire, il s’apprête à accueillir toutes sortes d’indulgences.

Il y a quelques années, la fête patronale faisait réellement le plein, déplaçait les foules. On y venait de très loin. L’ambiance y était chaleureuse conviviale et festive. En 2009, alors que régnait le beau fixe, la présidente du Comité des fêtes manifeste sa volonté de lâcher le manche et de tourner la page. Elle l’annonce dans le Bulletin Municipal et fait appel à volontaires. Dans l’indifférence générale. Pas la moindre réaction. Le maire, fidèle à ses habitudes, se contente de constater. Personne ne saisit le témoin.

En 2010, il n’y aura donc pas de fête. Pas davantage en 2011, … jusqu’en 2014. Entre temps, fin 2013, la question d’un conseiller concernant la coquette somme de cette association en sommeil depuis 4 années fut prudemment éludée. Attendait-elle son heure ? Fin du 1er épisode.

Les élections municipales 2014 allaient apporter la réponse. Fort de l’enthousiasme post-électoral, les candidatures jaillissent de l’oubli et se bousculent au portillon. C’est le trop plein. 2 d’entre elles, pourtant très motivées, sont écartées dans un coup fourré digne des scenarii les plus machiavéliques. Le maire est satisfait. Le Comité des fêtes constitue désormais un rempart parfaitement étanche pour sa mairie. La bataille est gagnée. Une bataille contre un adversaire imaginaire mais qui a laissé 2 bonnes intentions sur le carreau. Fin du 2ème épisode.

Aujourd’hui, c’est le désenchantement et le Comité des fêtes paraît désarmé. Il semble avoir sous-estimé la tâche. Redémarrer une fête patronale n’est pas une mince affaire. Comme pour redémarrer un diésel après une panne sèche qui aurait duré plusieurs années. Le réamorçage ne s’improvise pas.

Ce n’est pas tout. Le rejet de tout ce qui est étranger à la pensée unique génère des fractures irréconciliables. Demandez donc aux 2 personnes remerciées.

Pour ce qui nous concerne, nous pensons qu’il vaut mieux fédérer les bonnes volontés au risque de perdre en efficacité directe. Les échanges permissifs font appel à la créativité alors qu’au contraire, les fractures privent les richesses parfois insoupçonnées de s’exprimer et qui conduisent au sectarisme. Fin du 3ème épisode.

Pour le 4ème épisode, un seul souhait : éviter la bérézina. Nous espérons qu’il n’est pas trop tard et encourageons le Comité des fêtes à se ressaisir. Il est de son devoir de remporter la seule bataille qui vaille : le succès pour que vive Poncins.

 

Publié dans Au FIL du Lignon

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