Ce CoCA qui fait pschittt

Publié le par DESIR A Poncins

Les impatients du CoCA resteront sur leur faim. D’abord parce qu’il fut peu question de CoCA à la réunion du 4 novembre 2016 contrairement à l’annonce faite antérieurement au Conseil Municipal. Il fut question de l’Etude d’Aménagement Global du Bourg. Ensuite parce que les révélations ont été rares. A si, les propositions du CoCA ou de l’EAGB (on ne sait plus), ces propositions seront soumises au verdict du Conseil Départemental et de ses hypothétiques capacités de financement. Tout reste donc conditionnel.

 

Premièrement, l’école devrait s’agrandir d’une classe. Rappelez-vous l’alerte lancée par les enseignantes en juin dernier et de leur solution apparue discrètement dans le compte rendu de réunion du CM fin septembre. Ce scénario a retenu l’attention de nos décideurs. Les communications qu’il offre avec l’ensemble scolaire rend le projet crédible. Un regret : la création d’un nouveau préau dans la cour de l’école. Autrement dit, plus il y a d’enfants, moins ils ont d’aires de détente et de jeu.

 

Deuxièmement, la cure. L’état dans lequel se trouve le bâtiment ne lui laisse que peu de perspective de survie. Cela a d’ailleurs commencé avec la démolition du « pigeonnier ». Cette opinion est la nôtre. Il pourrait aussi y avoir quelques pavillons à destination … des « anciens ».

 

Troisièmement : création d’écluses, d’espaces piétons et trottoirs sans toucher au système actuel de stationnement. La problématique s’est prolongée jusque la Croix Blanche ce qui donne au Bourg une continuité jusqu’au carrefour de la départementale 60. Cette approche n’a rien d’idiot, au contraire Elle se veut pragmatique et tient compte de son urbanisation quasi continue.

Les participants à la réunion ne s’y sont pas trompés en réagissant vivement aux aspects sécuritaires. Le maire reconnait bien volontiers cette problématique au sein de sa commune. Exemples à l’appui. Chaque jour, sur les voies communales, il reconnait devoir utiliser l’accès des riverains pour permettre les croisements. « La sécurité à Poncins se pose partout ou presque ». Au Bourg, la Croix Blanche, Goincet, Bruliole, Rampeau, …. Partout. Un aveu d’impuissance. Et quand les questions se font « trop » pressantes, le maire acculé reproche à l’auteur « d’utiliser la réunion comme tribune à des fins personnelles (!!) ». Oubliée la question. Alors, de la salle est venue la proposition d’installation d’un 3ème abri bus à la Croix Blanche. S’en est suivi un long silence jusqu’à ce que se dessine un sourire. Du coup, l’atmosphère s’est détendue ! Ouf !

 

En conclusion, cette présentation a renvoyé l’auditoire à ce qui pourrait être les solutions de demain. Rappelons qu’elles sont subordonnées aux validations du Conseil Départemental selon M le Maire. Les solutions de demain : à quelle problématique ? De diagnostic, il n’y en a pas eu. Donc les solutions proposées sont nécessairement satisfaisantes puisqu’elles ne répondent à … rien.

 

Voici quelques pistes relatives à l’état des lieux :

  • Une urbanisation démesurée ces dernières années et un doublement de la population depuis 1975

  • Une population scolaire en rapport avec l’évolution de la population.

  • Des infrastructures inchangées ou inadaptées

    • L’école a été conçue pour accueillir 4 classes. La 6ème semble actuellement indispensable

    • Une voirie créée antérieurement au développement de l’industrie automobile et mal entretenue

    • Un parc immobilier abandonné ou négligé (exemple : cure, forge, …)

  • Une évolution naturelle liée à la modernisation

    • Un parc automobile multiplié par plus que 3 en quelques années

    • Une absence totale d’anticipation

  • Des perspectives liées à la volonté politique (voir le SCOT)

    • Les évolutions démographiques fortes ces prochaines années

    • Une pyramide des âges en pleine restructuration

 

Cet état des lieux ne se veut pas exhaustif.

 

Alors que le CoCA se veut outil au service des zones rurales, il s’est métamorphosé localement en EAGB. La vision du village s’est orientée sur « son » Bourg, ignorant TOUT ce qui se trouve au-delà de ses ponts (Lignon - Vizezy). Où est la vision globale du village ? Elle est toujours absente car le CoCA n’y a toujours pas répondu.

 

Jusqu’à présent, on s’est contenté de prendre les constructions comme on accepte un cadeau. Qu’importe s’il faut les rentrer avec un chausse-pied. Qu’importe le voisinage. Qu’importe ses réactions. Qu’importe la logique et les études en tous genres comme le SCOT. Il n’y a que la pensée unique qui compte.

 

Certes, tout est fait pour qu’il en soit ainsi et le CoCA se veut un exemple significatif de la démarche utilisée présentement.

  1. Beaucoup d’agitation autour de sa venue. A 8 reprises successives, « le mot du maire » s’en fait écho dans le Bulletin Municipal, provoquant ainsi une fixation populaire autour du projet. Voir notre chronique du 4 novembre 2016. « Toute attention est inattention ».

  2. Le CoCA devient EAGB et on se garde bien de toute publicité.

  3. Pas d’examen du dossier en réunion du CM. Ni en séance ordinaire, ni en séance extraordinaire. S’il y a eu réunion, ce ne peut-être qu’à huis clos pour reprendre la terminologie utilisée par un élu. Tout se passe comme si le CM n’existait pas.

  4. La presse locale présente le dossier comme un compte rendu quelques jours avant le déroulement de la réunion publique.

  5. La réunion publique rassemble 26 participants, y compris les élus et la société conseil. La présentation a ignoré le diagnostic, les orientations à donner, s’est contentée d’un seul scénario et n’a présenté aucune valorisation.

  6. Pas de document distribué en séance et pas un mot sur le site de la mairie.

 

 

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