A quand le projet d’école ?

Publié le par DESIR A Poncins

 

Notre édition précédente a permis de démontrer les modes de fonctionnement qui prévalent à Poncins après en voir démonté son mécanisme. Certains de nos lecteurs nous ont reproché sa longueur. C’est la rançon d’une démonstration sur laquelle il ne sera pas nécessaire de revenir. Elle était indispensable à la compréhension des fondamentaux qui régissent notre commune et nous permettra d’être désormais plus synthétiques.

 

Retour sur l’école. « Au vu de l’augmentation des effectifs scolaires, il a été décidé de transformer le préau en salle de classe et de créer deux nouveaux préaux (un dans chaque cour). Nous aimerions que ces travaux puissent se faire pendant les vacances d’été, afin de démarrer la prochaine année scolaire dans de bonnes conditions. » (le « mot du maire » dans son Bulletin Municipal).

 

« Il a été décidé », une formulation quasi militaire et anonyme qui met un terme au débat (!!) qui a oublié d’avoir lieu. Un « nous aimerions » pluriel et conditionnel, incantatoire et s’en remettant à la seule bonté divine et qui a oublié d’assumer ses responsabilités. Une rentrée « dans de bonnes conditions » : c’est foutu. C’est foutu parce qu’il fallait anticiper, y croire et s’engager. C’est foutu parce qu’on a oublié de s’engager en temps utiles. C’est foutu parce qu’il eût fallu tout mettre en œuvre. Désormais, les délais sont trop courts. C’est foutu parce qu’à force d’attendre et d’hésiter, il est trop tard.

 

« Transformer le préau en salle de classe ». Pour quoi faire ? Et bien « … au vu de l’augmentation des effectifs scolaires ». Une formulation qui en dit long sur la capacité d’anticipation correspondant à l’avalanche de Permis de Construire d’il y a quelques années. Alors qui a vu ? « Des parents d’élèves délégués » qui l’ont dit au CM en juin 2016. Et qu’ont-ils vu ? « la hausse des effectifs à la prochaine rentrée scolaire et les conditions d’enseignement et d’accueil ». Les débats : « les murs ne sont pas extensibles » et le compte rendu : « Une réunion est prévue avec les enseignantes afin d’aborder ces différents sujets ». Il est possible que cette réunion ait eu lieu. Nous l’ignorons. Une certitude, il n’y eut aucun compte rendu public. C’était en juin 2016.

 

Est-ce là l’état des lieux ? Voici le nôtre.

  1. 15 élèves de mieux à la dernière rentrée scolaire, conséquence de l’avalanche de Permis de Construire. Sans mesures d’accompagnement. Nous avions pronostiqué ces désagréments.

  2. L’Ecole en France s’ouvre sur de nouvelles perspectives, celle du XXIème siècle. L’école d’avant-hier, c’était un poêle à charbon, des tables avec encrier intégré, une cour en terre battue, des élèves engoncés dans leur tablier gris, l’ardoise et la plume Sergent Major, …. On mesure l’écart avec aujourd’hui. Pour demain, on peut toujours construire l’école d’hier. Nous devons anticiper l’avenir, en tenant compte des erreurs du passé.

  3. L’école de demain exige de l’espace. Celle de Poncins manque de salles. Les TAP en apportent la démonstration. Les cours d’école se réduisent comme une peau de chagrin. Plus il y a d’élèves et moins il y a d’espace. Elargir l’intra-muros au détriment de l’extra-muros, c’est régler un problème en en générant un autre.

  4. La modification du PLU impossible, n’est un prétexte que pour qui veut que rien ne change. Essayer, c’est déjà réussir un peu.

  5. Les parents d’élèves n’ont qu’une seule exigence : une bonne qualité d’enseignement. Tous les paramètres y contribuent. L’environnement aussi. C’est l’occasion, enfin, d’entendre leurs doléances, d’abord en les réécoutant, puis en apportant des réponses cohérentes notamment concernant le revêtement de la cour.

  6. N’a-t-on pas déclaré que le record des naissances datait de 2016 ? Les effectifs sont donc encore appelés à croître. Le retour à la stabilité n’est pas pour tout de suite.

  7. 27 élèves par classe, c’est la moyenne actuelle. La création d’une 6ème classe est-elle envisageable ? Pas dans les locaux actuels.

  8. La sécurité, la circulation automobile et le stationnement sont des paramètres récurrents dans ce qui est le bon fonctionnement de l’école.

 

Il se peut que ce diagnostic ne soit pas complet. Mais mieux vaut engager une réflexion à partir d’un tel diagnostic que de s’en remettre au « plus simple ». Quant à la déclaration « Nous aimerions que ces travaux puissent se faire pendant les vacances d’été, afin de démarrer la prochaine année scolaire dans de bonnes conditions. » n’est-elle pas un aveu d’impuissance et reconnaître implicitement que ce ne sera pas le cas. Peut-être qu’un plan B est envisagé. Rendez-vous au prochain épisode.

Publié dans Au FIL du Lignon

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