Faut-il pleurer, faut-il en rire

Publié le par DESIR A Poncins

 

Faut-il pleurer, faut-il en rire
Fait-elle envie ou bien pitié
Je n'ai pas le cœur à le dire
On ne voit pas le temps passer

 

 

Ainsi donc, les WC dans la cour de l’école sont appelés à disparaître. Les plus anciens d’entre nous l’ont toujours connu. Mieux, nos « poilus » en ont fait usage. Ils ont donc une histoire et, la mort dans l’âme, ils sont appelés à disparaître. Soyez rassurés, il suffira de traverser la rue pour trouver les mêmes. C’est ce que nos élus ont dû penser en validant cette décision. D’ailleurs elle a fait l’unanimité. Pour cette disparition des WC, ils ont même choisi le cabinet … : Socotec. Pour le contrôle !!

 

Ainsi donc, on ne pourra plus dire que le Conseil Municipal n’est pas impliqué dans le projet. Il a choisi Socotec et antérieurement l’architecte. Du jamais vu ! Pas même pour la salle des fêtes où il n’y a eu aucune délibération en ce sens. Les plus crédules y verront une belle avancée démocratique. Les moins indulgents observeront que le Conseil Municipal ignore systématiquement les questions de fond, n’aborde jamais les points essentiels et accepte sans broncher les sermons en tous genres.

 

Ainsi donc, les enfants ne connaîtront plus ce qui a forgé la culture de nos aïeux et au contraire seront soumis aux conditions d’hygiène du XXIième siècle. Nous nous en félicitons.

 

Ainsi donc le projet vient d’être aménagé. Le Permis de construire pourra être lancé, ce qui revient à dire qu’il ne l’a pas encore été. Peut-être aurait-on eu le temps de modifier le PLU, mais en septembre, on déclarait de façon péremptoire que « c’est pas gagné ». Pas davantage aujourd’hui car pour gagner, il faut jouer.

 

Ainsi donc, « nous n’avons pas retenu les autres propositions pour des raisons de faisabilité et de coût ». Cette déclaration, à l’état brut, n’est nullement argumentée.

Si les propositions sont infaisables, cela pose un problème pour ceux qui les ont formulées. Mais aussi pour ceux qui les ont enregistrées.

Si le coût est prohibitif, on imagine que c’est pour les finances de la commune. D’abord, pour arriver à cette conclusion, il eût fallu qu’ils aient été valorisés. Ce qui ne semble pas être le cas. Ensuite, la commune a-t-elle les moyens de ses ambitions ? Le « bas de laine » du moment : 853 751€, apporte la réponse. L’absence de prévisions budgétaires également.

Finalement, « les raisons de faisabilité et de coût » semblent plus prétextes que d’éléments rationnels. De l’intérêt de l’enfant, il n’est jamais question.

En conclusion, les décisions sont des oukases que le CM accepte sans broncher et dont il endosse la responsabilité par la forme déclarative : « nous n’avons pas retenu …».

 

Ainsi donc, le « nous sommes à votre écoute » (le mot du maire dans le dernier Bulletin Municipal, celui de février 2017), s’adresse principalement aux muets. Ils (les mêmes que le nous) restent sourds aux revendications des parents d’élèves qui, de façon quasi unanime, exigent un revêtement de la cour d’école adapté à notre époque. Cette exigence est naturelle. C’est une ambition légitime à destination de ceux qui demain auront à juger l’action d’aujourd’hui.

 

Ce dossier n’est que chaos en série. Il a démarré dans la confusion et se poursuit cahin-caha. Manifestement, les leçons de la salle des fêtes n’ont pas été tirées. Les mêmes erreurs se reproduisent. L’épilogue n’est pas pour demain.

 

 

Publié dans Au FIL du Lignon

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