Cérémonie du 8 mai à Poncins : son recueillement, un temps interrompu.

Publié le par DESIR A Poncins

La cérémonie commémorative de la victoire du 8 mai 1945 a eu lieu au lendemain d’une élection présidentielle qui venait d’investir la jeunesse aux destins de l’état. Alors, à Poncins, les jeunes se sont emparés du pouvoir. Le temps d’un discours. Ils (les élus du conseil municipal jeunes) se sont adressés à la population par le message du Secrétaire d’Etat chargé des anciens combattants et de la mémoire. Une mission ô combien délicate quand tous les regards font de vous une cible et que la charge émotionnelle est à son comble. Tous s’en sont sortis admirablement. Pourtant, rien ne leur aura été épargné. D’abord le ronflement des moteurs d’une circulation automobile plus soucieuse de la quête du Graal au vide-grenier du Champ de foire que du respect dû à la mémoire de nos Poilus. Et quand, à 10 heures et 7 minutes, les cloches de l’église se sont déchaînées, certains y ont vu comme une colère. Le maire (adulte) dut s’incliner et interrompre la cérémonie.

Au 10ème coup, les autorités retrouvèrent le pouvoir perdu. Le conseil municipal jeune reprit sa lecture et le public son recueillement.

Cet incident ne s’est jamais produit le 19 mars car la cérémonie se déroule face au Monument aux morts. Le seul qui soit. Au cimetière. D’ailleurs, le rendez-vous est fixé … au cimetière, évitant soigneusement la terminologie officielle. Quant-aux cérémonies patriotiques du 8 mai et du 11 novembre, l’invitation du maire est, non pas place du 19 mars 1962, mais au « Monument aux morts ». Un Monument aux morts, qui même  avec guillemets, positionne les Poncinois et ses enfants devant un banal « caillou ». Le nom de ceux qui ont laissé leur vie pour que nous puissions les honorer s’efface. Et ce ne sont pas les regards qui les abîment. Son Panthéon ne sera bientôt plus que ruine.

 

Pour ce qui est de l’initiative du discours donné aux enfants, elle serait parfaite s’ils avaient la possibilité de se faire entendre. L’acquisition d’un microphone y répondrait et ne mettrait sûrement pas en péril les finances locales. Et il se pourrait même qu’une mutualisation avec d’autres communes puisse être envisagée.

 

Ces 2 propositions ne sont pas nouvelles. Seront-elles entendues ?

Le message du Secrétaire d’Etat chargé des anciens combattants et de la mémoire

Le message du Secrétaire d’Etat chargé des anciens combattants et de la mémoire

Publié dans Au FIL du Lignon

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