Il s’en passe des choses au conseil municipal.

Publié le par Roger SAINT POL

Il s’en passe des choses au conseil municipal.

« Il s’en passe des choses au conseil municipal ». Ce refrain au bon sens populaire transpire chez les Poncinois en dépit de l’omerta ambiante. Les langues commencent à se délier. Elles susurrent : « il paraît que ..., il se dit que … » Certitude, la température a singulièrement grimpé ces derniers mois et on est sorti du ronron habituel. La faute au thermomètre pour les plus crédules (de moins en moins nombreux). Ou pire encore pour ceux qui enfouissent la tête dans le sable.

 

Tout a démarré à la 1ère réunion de la nouvelle mandature. Chaque élu y est allé comme à la rentrée des classes, gonflé de bonnes résolutions et déterminé à bien tenir sa place. L’objectif du maitre, assoir son autorité d’entrée de jeu. Les élus, un saut dans l’inconnu.

 

Hasard ou pas, une erreur flagrante au 1er compte rendu (bulletins dans l’urne au lieu de mains levées), met le feu aux poudres. Car pour ceux qui l’ignorent, à Poncins, on ne rectifie rien. Et moins encore les erreurs. Puis la désignation aux commissions : toutes réservées aux seuls 3 adjoints. Et un possible strapontin pour les 11 autres. Puis une nouvelle erreur dans la transmission de la commission d’Appel d’Offre en Préfecture. Ses services de légalité obtiennent son retrait. Puis une modification du programme de voirie validé par la précédente mandature. Puis, ce même programme de voirie encore revisité (en douce). Puis, …. La liste est longue. Elle n’en finit pas.

Conséquence, les comptes rendus sont truffés d’erreurs. Le sillon de l’incompréhension s’est creusé et fait place en une profonde crevasse. Réaction et sanction des élus, il n’y a plus l’unanimité. Réaction et sanction de sanction, le pourquoi du refus ignoré. Conforme à « Ici, je fais ce que je veux ».

 

Oui, « il s’en passe des choses au conseil municipal ». C’est parti d’un tout petit rien. Le maitre prend à rebrousse-poil sa classe dès la rentrée. Et s’en est fini de son autorité inflexible. A ce petit rien s’ajoute un autre petit rien, puis un autre, …. Et cette succession de petits riens finit par avoir raison des plus clairvoyants. Deux élus quittent le groupe majoritaire et ce commentaire à la précision du ciseleur : « Je pensais le connaître. Je me suis rendu compte qu’il est différent. Sa façon de procéder ne me convient pas. Elle crée la défiance. Je ne suis ni mouton, ni oui-oui ! ». Tout est dit.

 

La fracture prend chaque jour un peu plus d’ampleur. Le maire, son autorité le fuit. Il tente des coups de poker, mais ses maladresses l’accablent un peu plus chaque fois. L’apothéose (à ce jour) : ce coup de force où, dans un bel élan d’allégeance, il entraine ses adjoints à voter une Délibération .... Ce n’est pas clair. Personne ne suit. Maire et adjoints « Pour » et les 10 autres, non-participants. La leçon, c’est le maître qui la reçoit. Et, pour la 1ère fois, un rétropédalage suivi d’un nouveau vote. Un signe !

 

Oui, « il s’en passe des choses au conseil municipal ». La commune franchit le cap des 1 000 habitants un peu comme le cap de Bonne-Espérance en croisant les doigts. Désormais, elle s’enhardit tel cet adolescent qui n’a jamais fait que ce qu’il voulait. Et au lendemain de ses 18 ans, fanfaronne sur les 2 tableaux. Celui d’avant et ses droits qu’il souhaite préserver. Et celui d’après où il fait sélection de ses responsabilités nouvelles. Exemple : le Règlement Intérieur (RI). Non pas un banal « Règlement de conseil municipal », comme tenté en juillet 2020 (une nouvelle erreur ?). Pour quoi faire ? Mettre en œuvre les règles du jeu qui tiennent compte du contexte local en application des lois de la République. Il n’est plus question de  « Ici, je fais ce que je veux ». Mais à Poncins, on n’abdique pas aussi facilement. Il y aura de la résistance.

 

Ce sera l’objet de notre prochaine édition.

 

 

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