Le silence et le vide.

Publié le par Roger SAINT POL

Conseil Municipal du 1 juin 2021 : « Le conseil municipal prend connaissance

Du courrier de Guilaine SAINT POL annonçant sa démission, ainsi que de celles des personnes bénévoles au sein de la bibliothèque municipale. ».

La formulation est alambiquée. Il faut comprendre que TOUS (et TOUTES) les bénévoles de la bibliothèque ont démissionné. Ainsi, pas besoin de décodeur. Et pour que le lecteur soit parfaitement éclairé, nous proposons copie dudit courrier, dactylographié par nos soins pour la circonstance. C’est une 1ère que nous renouvellerons, à la demande.

Le silence et le vide.

Un document émargé par tous les bénévoles de la bibliothèque. Sans exception.

 

La goutte d’eau qui a fait déborder …, c’est cette réponse à la question orale en mars dernier, à propos de sa réouverture : « Il n’y a pas eu de demande des responsables de la bibliothèque ». Une défausse habituelle sur l’air de c’est pas moi, …. Présentement, c’est un gros mensonge. Pour preuve, le 21 octobre 2020, par mail : « Bonsoir à toutes. ( !!) Au vu des éléments de la conférence de presse de Madame la Préfète de ce soir, la bibliothèque ne pourra pas ouvrir et ceci jusqu’à nouvel ordre ». Jusqu’à nouvel ordre ! Le message est très clair. Un tantinet agacé par les sollicitations multiples des bénévoles.

Le silence et le vide.

 Ce stade, on pourrait croire à un mouvement d’humeur. Personne ne l’a vu venir. Pourtant cette démission collective argumentée vient de loin : « de multiples tergiversations, décisions arbitraires, retournements de situations, mises en causes, non-réponses, .... » D’un mot, le harcèlement ! Si on avait voulu fermer ce service, on ne s’y serait pas pris autrement. Mais « c’est la culture qu’on assassine » s’indignent certains ! Où est la logique ? La même que pour l’emprunt : « Julien Duché explique que s’agissant d’un lourd investissement (30 000€ !) dont la durée probable d’utilisation sera d’une quinzaine d’année, il est logique ( !! ) de conserver la trésorerie disponible et de réaliser un emprunt dont la durée sera équivalente à l’amortissement prévisible de l’investissement ». Cf. le PV de réunion du CM le 14 octobre 2009. Cette consigne : ne perdons rien du passé.

 

Le harcèlement, c’est la répétition à l’excès de situations vexatoires. On diffame, on accuse, on porte atteinte à la personne, on menace, on ne répond pas aux mails, …. An début, c’est comme dans une mauvaise pièce de théâtre, d’une autre époque et d’un pays privé de ses libertés. Le maire et 2 adjoints derrière une table. Le procureur et ses assesseurs face à l’accusée. Le crime : interdiction de parler des affaires de la commune !! Personne ne connaissait, à l’époque, le devenir proche de la bibliothèque. Pas même les intéressés. Le conseil d’école oui. On avait dû oublier …. En toute logique, dans un tel scénario, la suite c’est : jet de l’éponge. Mais la déléguée n’est pas dupe et se relève, bien décidée à faire face. L’affaire n’en restera pas là. Il y aura des répliques. Tout comme au CM. Les schémas sont les mêmes. Finalement ce mensonge a été le coup de bélier en trop. De guerre lasse, la réaction est unanime. Tous démissionnent. Le maire était arrivé à ses fins ! Bravo Monsieur le maire !

 

Oui, c’était la volonté de monsieur le Maire. Il redoute qu’un calife prenne la place du calife. C’est son obsession. La lumière, c’est sa chasse gardée. Lui et ses serviteurs. Ceux qui ont fait allégeance. Certes de moins en moins nombreux. 2 certains et un 3ème en apprentissage. Ce qui les tient ? Devinez !

Les autres, sous l’éteignoir !

- La bibliothèque, elle prend des proportions inquiétantes. Près d’un Poncinois sur 4 y est adhérent. Un calife pourrait-il s’y nicher ? Impossible ! Mais on n’est jamais trop prudent. On utilise donc la technique Corléone : le silence et le vide. Moins expéditive heureusement. Elle sera sacrifiée sur l’autel de l’obscurantisme.

- Un sacrifice ? Comme pour le CCAS. En 2015, la loi n’en fait plus obligation aux communes de moins de 1500 habitants. Ça ne traine pas. A peine décrétée, immédiatement interprétée. Interprétée car, contrairement aux laisser-entendre, la loi ne condamne pas les CCAS existant. Au contraire, elle les encourage mais tient compte de leurs difficultés de recrutement. A Poncins, c’est la technique Corléone : le silence et le vide. On n’est jamais trop prudent.

- Le comité des fêtes. En 2014, il est en panne depuis bien longtemps. La victoire donne des ailes à quelques édiles. Ils relancent. 2 opposants (non-élus) font leur offre de service (en tant qu’adhérents). On oppose un article absent des statuts, imaginé la veille et oublié depuis : le vote par liste entière. On a rempli la salle. Elle est pleine à craquer. Les fois d’avant c’était le vide sidéral. Qui vote ? Les statuts, …. Stop. Ce sera la salle ! Tout s’explique. Dans les Républiques bananières, ça se passe comme cela. Sur la forme et sur le fond. Aujourd’hui, on cherche des candidats.

- Les élus aux postes d’adjoints, relève de la même intention. 3 au lieu de 4 aux mandats précédents. Tous responsables de commissions. Les autres : rien. Technique Corléone ! En douceur.

 

En défense, « c’est même pas vrai ! ». Pas une petite larme, ne fut-elle de crocodile. Ni regret, encore moins de remerciements. Cette indifférence dans un silence assourdissant. Un bon gestionnaire aurait pris la peine de convoquer l’ensemble des personnes. Ne serait-ce que par respect ! Pas même un mot de remerciement pour l’investissement passé. La technique Corléone : le silence et le vide.

En communication, pas un mot pour les adhérents. Un Poncinois sur 4. Pas même un post-it, ni une photo sur le site de la mairie. Rien que le silence et le vide. Quant à la presse, elle s’aligne sur la conduite de la mairie et fait de cette disparition un non-évènement. Le silence et le vide.

 

La réaction ? Quelle réaction ? Depuis le 12 avril, aucune. A si, cette réunion du CM le 1 juin où la lettre de démission a été lue. A huis clos !! Oui, à huis clos !!

Un naufrage sans assistance et sans bouée de sauvetage et le culturel poncinois englouti dans l’indifférence quasi générale.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article