In the baba !

Publié le par Roger SAINT POL

L'ancienne station d'épuration en miettes

L'ancienne station d'épuration en miettes

Le CM aurait approuvé le RPQS assainissement à sa dernière réunion. Pas tous les élus. 4 contre, et 2 abstentions dont 1 qui « a souhaité s’abstenir car il n’avait pas connaissance du projet RPQS avant le vote. » Il n'est pas précisé Collectif ou Non-Collectif. Ça n’est pourtant pas pareil. La formulation ambiguë interpelle. L’édile s’est abstenu. C’est sa décision et non pas son souhait Pourquoi l’abstention ? « Car le projet RPQS n’a pas été communiqué » serait peut-être plus approprié. Et auquel cas la responsabilité imputable à la mairie !

Les autres, on ne sait pas. Alors, pourquoi lui ? Une énigme supplémentaire !

 

Mettons-nous à la place de l’élu. Il découvre le document en séance, et ne dispose d’aucun recul. Son vote s’apparente alors plus à blanc-seing qu’à un geste démocratique. D’autant que le maire n’autorise aucune correction au mépris de la vérité historique. Cf. la 1ère réunion de ce mandat. Ou alors en catimini pour que personne ne s’en aperçoive. Cf. l’augmentation des taxes locales en avril dernier.

 

Autre surprise pour l’élu comme pour le lecteur, le RPQS n’est pas un RPQS. Le document est désormais condensé en une page à tout casser contre une quinzaine pour le dernier exercice publié, onglet « réunions de conseil municipal 2017 ». Depuis, il était disparu du système d’information. Une résurrection en lien avec le mail de Mr SAINT POL ?

 

Quoiqu’il en soit le prodige du compactage a ses limites. Le document est allégé de ce qui ne doit pas passionner les foules et dont il fallait détourner le regard. L’évaluation des indicateurs de performance est absente. Ils font l’inventaire des réseaux ainsi que les éléments de connaissance et de gestion de ces réseaux. La notation : 15 points sur 120 en 2017. Depuis, on ne sait pas. Mais il y a fort à parier, au vu des actions conduites, qu’il n’y ait eu aucune évolution significative. D’ailleurs les programmes de travaux pluriannuels demeuraient désespérément vierges, y compris ceux de maintenance préventive.

 

Sur le plan financier, il n’apparait pas les augmentations récurrentes des coûts facturés et que le document dénomme Abonnement. « Abonnement 73 € et 1.08 €/m3 »

Erreur, malheur ! OK pour les 73€ en abonnement. Mais les 1,08€/ m3 ne sont pas de l’abonnement. Ils sont liés à la consommation et prennent la dénomination « part proportionnelle ». Vous pourrez toujours objecter : « il y a plus grave !» C’est vrai. Ce qui suit : la « part proportionnelle » n’est pas totalement liée à la consommation. Au-delà de 100 m3, le coût est de 0€. C’est gratuit pour ceux qui consomment beaucoup. Un encouragement à la consommation, contribution personnalisée de la commune à l’environnement !

                                                    

Quand on disait qu’un recul était nécessaire, même si le document est réduit à une page.

 

Mais le plus beau reste à venir. « Monsieur le Maire informe le conseil que les eaux pluviales ne sont pas de la compétence de la commune, et l’assainissement est réglé par la commune de Cleppé…. »

Souvenez-vous. C’était au CM du 1 juin 2021. L’assainissement est réglé par la commune de Cleppé. A n’y plus rien comprendre ! Alors, la question pourra toujours être posée lors des Questions orales. Mais la réponse est connue d’avance : « Nous avons déjà répondu à cette question ! » Faux !! Archi-faux ! Ça n’est pas possible. Pourquoi ?

 

Vous savez bien, le Règlement Intérieur a été modifié depuis cette fameuse réunion de CM du 9 septembre : « Les membres du conseil peuvent exposer en séance du conseil une seule question sur un même sujet ayant trait aux affaires de la commune. » In the baba !

 

Promis, ça n’en restera là. Rendez-vous à notre prochaine chronique.

 

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