« Pour ½ million d’euros, t’as plus rien »

Publié le par Roger SAINT POL

Future annexe dans la cour d'école.

Future annexe dans la cour d'école.

« Pour ½ million d’euros, t’as plus rien », cette réaction d’un Poncinois futé, fait suite à la présentation, le jeudi 14 octobre, du local technique.  Pas grand-chose à dire. Ah si. Les présidents de la foire et du comité ont trouvé trop étroit l’attribution du local dans la cour de l’école. Là où il y avait la bibliothèque ! Et alors ? Alors, rien. Ils l’ont dit. Et c’est tout. Trop tard. Même scénario que pour la maison communale. On n’en est plus au stade du diagnostic. Ou plus précisément on procède au diagnostic après avoir réalisé le projet. Le tout conclu d’un haussement d’épaules.

 

Mais notre Poncinois futé n’en reste pas là. « Pour ½ million d’euros, t’as plus rien, même pas pour loger le matériel de la foire et du comité des fêtes. » Mais c’est vrai !! Pourquoi cette mise à l’écart ? On retrouve là le scénario de l’extension de l’école. Trop juste ! Il faut dire qu’on n’y avait mis à peine plus d’1/4 de million d’euros. Pour 1 classe. Alors !!

 

Ce que n’a pas compris notre Poncinois futé, c’est que ça n’est pas une question d’argent. C’est si vrai que personne n’en parle. Pourtant, lui aussi aura à mettre la main à le poche. 500 000€, 1000 habitants, …. Ça fait grosso modo 500€ par habitant. Quand même ! Et c’est pourquoi il y a eu cette augmentation des taxes locales. Malgré le presque million d’€ dans le « Bas de laine ». Mais de cela, il n’est pas question d’y toucher. Notre maire en fait un principe fondamental au CM du 14 octobre 2009, relaté dans notre chronique du 6 novembre 2015 et libellée « La logique de l’emprunt, coûte que coûte ». Toujours cette référence au passé. Pour n’en rien perdre.

 

Alors, si ce n’est pas une question d’argent, c’est quoi s’interroge notre Poncinois futé ? Le respect de l’engagement pris se souvient-il. Là encore il fait appel au passé. 15 janvier 2015, au CM : « Orientations budgétaires pour l’année 2015 : …Local technique pour matériaux et matériels, …. ». Certes un léger décalage dans le temps. Un décalage à ce jour de 7 ans. 2015, un temps où le conseil se gargarisait à coup d’orientations budgétaires. Comme quoi, rien ne se perd ! Près de 2 ans plus tard, en réunion publique du CoCA le 4 novembre 2016, il est annoncé au Val du Lignon. Et maintenant au cœur du village, en zone déclarée UCa (l’indice a pour indiquer la haute densité d’habitat) au PLU de la commune. Ce nouveau local technique, après celui de la Fibre Optique défiant l’aire de jeu aux bords du Lignon. Et un nouveau défi ! Celui de l’hétérogénéité d’un habitat trop dense, et pied de nez à un PLU (Plan Local d’Urbanisme) malmené, chahuté et finalement bon pour le panier.

 

Notre Poncinois futé n’en est pas moins opiniâtre. Pourquoi pas à la zone artisanale, aux Rôties ? D’abord parce que cette zone artisanale, contrairement aux apparences, n’est pas une zone artisanale. Ensuite parce qu’une trop grande concentration de hangars pourrait nuire à ce qui fait l’originalité du village à l’image de cet entrepôt devenu scierie, en plein lotissement.

Hangar ! Le terme hangar est lâché. Un hangar pour matériel et matériaux, ne serait-ce pas suffisant ? Ne vaudrait-il pas mieux plus grand pour loger la matériel de la foire. Et de rappeler que la foire, c’est ½ journée par an. La fête un peu plus. Quand elles ont lieu. Les hangars des Rôties paraissent vastes et confortables. Et n’ont pas dû coûter ½ million d’€.

 

Notre Poncinois futé se ressaisit et fait preuve du bon sens commun. Un bon sens qui, une nouvelle fois, fait défaut. Et de poser ces questions : l’inventaire du matériel existant et à venir, a-t-il été réalisé ? Son utilité ? La mutualisation avec les communes voisines ? Une présentation de solutions sans avoir procédé au diagnostic préalable ajoute-t-il. Une technique spécifiquement poncinoise avec les résultats qu’on connait à la maison communale et l’abandon de tout un étage devenu PRIVE. Et dernièrement avec l’extension de l’école et un retour en arrière d’une dizaine d‘années.

 

Notre Poncinois futé se laisse alors envahir par la colère. Quels matériaux ? En effet, on ne sait pas. Du sable ? Du gravier ? … Et une mezzanine de combien ? … 150m² ? Vous allez voir qu’on va bientôt nous parler de faire l’acquisition d’un élévateur ! C’est vrai ! A-t-on bien mesuré les conséquences ?

 

Le calme revenu, notre Poncinois futé en bon démocrate évoque la consultation de la population. N’avons-nous pas notre mot à dire ? Au final, on ne nous demandera pas non plus notre avis sur l’augmentation des taxes locales. Et personne ne saura ce qu’il en a coûté. Référence au passé, le coût de la salle des fêtes. Et de pointer du doigt nos élus qui se sont engagés en toute méconnaissance pour choisir l’architecte les yeux fermés.

 

Notre Poncinois futé est alors pris d’un haussement d’épaules. Dépit, désespoir ? Il vient de comprendre qu’en l’état, il n’y a rien à comprendre. Il n’a pas été invité à cette réunion. Et l’eût-il été que c’était trop tard. Pour preuve le matériel prévu entreposé au préau de l’école.

 

Nouveau haussement d’épaules de notre Poncinois futé. Il tourne le dos et s’éloigne.

 

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