La face cachée.

Publié le par Roger SAINT POL

La face cachée.

A défaut de cérémonie de vœux, les lecteurs de la presse ont été aspergés des quelques réalisations de l’année écoulée. Jusqu’aux copies du plan de la commune distribué avec le bulletin municipal. C’est dire ! Un souci du détail qui envoie l’essentiel aux oubliettes.

Notre chronique du 5 janvier 2022 : « 21, année charnière », au contraire, élargit le champ d’introspection du négatif au supra. Chacun appréciera les écarts.

 

Le sujet d’étonnement de l’article de presse tient non pas sur le fond, mais sur la forme : « Il (le maire) répond à nos questions. » Seulement, les questions semblent avoir été formulées, après les réponses. Quoiqu’il en soit, la ou les questions qui taraudent le plus nos concitoyens n’a (n’ont) pas été posée(s). Celle de l’ambiance au conseil municipal en particulier. La correspondante de presse n’en faisait-elle pas ses choux gras ?

« Laurent Burnod : je quitte le groupe mais reste au conseil municipal » ou « Déçue par la tournure des évènements, je quitte la majorité municipale mais reste élue » ou

« Vous voulez museler l’opposition » ou

« Conseil municipal : déconseillé ou interdit ? ».

Des titres puissants, caractérisant une fracture profonde  et qui s’aggrave un peu plus à chaque réunion, alimentée par des décisions contraires à la Loi et des insultes à l’encontre des conseillers qui ne s’en laissent pas compter. Nos concitoyens s’interrogent. « C’est quoi tout ce b … au CM ? ». Ils subodorent qu’il s’y passe des choses pas très claires. Confusément car les informations sont soigneusement planquées aux abris. Présentement, l’occasion d’éclairer son prochain s’est envolée.

 

Et aussi :

« Futur local technique, un choix difficile » ou

« Conseil municipal : les taxes augmentent ».

Là encore des titres de nature à alimenter la réflexion. En particulier quand il faut mettre la main au porte-monnaie. Pour …. Là encore, occasion perdue !

 

Tout cela a été occulté. D’un côté, ceux qui, fort du pouvoir que leur confère la loi, la transgressent jusqu’au mépris des règles légiférées, de la démocratie, des représentants de la population et des citoyens. Et de l’autre, ceux qui, contre vents et marées, se rangent derrière la bannière de la loi et du droit, à la recherche d’une vérité bafouée et d’un rétablissement des règles démocratiques. Deux forces en présence, certes inégales, mais qui se font une guerre sans merci et dont l’issue pourrait faire l’objet d’un arbitrage de l’Etat.

 

Et de cela, il n‘est pas question. Que le maire se mure d’un silence assourdissant sur ce sujet, c’est stratégique. Normal ! Que la question n’ait pas été posée, c’est contraire à la déontologie des médias et à l’éthique républicaine. Sauf à ce qu’il y ait reniement. C’est pourquoi nous pensons que la formule « questions- réponses » n’est qu’un artifice à un texte préparé à l’avance sur lequel sont venus se greffer des titres et dont on a fait : « Il (le maire) répond à nos questions. » et au libellé d’actualité : «Le dossier Local Technique suit son cours »
 

Cet événement n’est pas sans rappeler la situation de la correspondante de presse qui hier encore (au mandat précédent) était membre titulaire de la commission communale Information.

 

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