Local et pourtant complexe.

Publié le par Roger SAINT POL

Local et pourtant complexe.

RAS, commentaire d’un compte rendu de CM ordinaire. Le dernier de l’année n’échappe pas à la règle. Jusqu’aux Questions Orales ou plus précisément leurs réponses, gratifiées du même qualificatif. L’Histoire de France a elle-même connu son RAS mémorable dont on se gardera bien de toute projection. Et pourtant le feu couve. Les Questions Orales l’attestent. Celle sur le local technique, en particulier où le maire empêtré dans ses contradictions, s’en est sorti en jouant sur la corde sensible de ses conseillers : « Faites-moi confiance ». C’était il y  a … une éternité. Mars dernier. Certains s’en souviennent. Pas tous !

Les Poncinois, abreuvés de ces RAS formule locale, eux aussi, n’ont d’autres choix que de faire « confiance » dans un monde bisounours qui aveugle, épargné de tout ce qui dérange et où seules les Questions Orales réussissent, à fuiter.

 

Le « local technique » est de celles-là. Déroulement classique à Poncins, le CM se laisse dicter le choix de l’architecte. Le plus cher ! Pour ses références. Elles « semblaient convaincantes ». On, c’est le maire et ses adjoints. Les autres, peu convaincus, refusent de participer au vote. CM suivant, séance de câlinothérapie. Et ça marche. Le choix est confirmé. Confortablement cette fois. Deux Délibérations pour le prix d’une. Acquisition et revente de parcelles. Projet présenté en comité restreint avant de le porter à la connaissance des élus de la commune. Elus aujourd’hui convaincus d’avoir été roulés dans la farine. Cf.  la tonalité de la Question Orale et notre chronique « Abus de confiance et … trahison. »

 

Une trahison jusque dans les mots. « Local technique »  définition du Petit Robert : « partie d’un bâtiment en général fermée, destinée à …. » A Poncins, c’est le contraire. Il comprend : un Bâtiment, un Hangar et les Aménagements des abords. Oui, ça vient de sortir. Par respect du Petit Robert, nous en ferons le « complexe technique ». Cette trahison est consubstantielle au paradigme du personnage. Conseillers et administrés sont pris pour … des imbéciles.

Aux conseillers qui s’étranglaient des 350 000€ annoncés, le maire s’est voulu rassurant. « Ce sera bien en deçà » promesse d’hier. Provocation le lendemain. Résultat : 437 730€.

Aux citoyens, il n’est rien demandé d’autre que de mettre la main à la poche. L’augmentation de la taxe locale est actée, en avril dernier. Et le Bas de laine flirte allègrement avec le 1 million d’euros.

Les projets ? Ce complexe technique et rien d’autre. Ni les ponts, ni l’aménagement du Bourg, ni la voirie, ni l’école, ni le parking de l’école, ni …. Rien ! Une priorité absolue. Il succède à l’aménagement du Bourg présenté à la population en 2018, et … avorté juste après. On ne sait pourquoi.

 

Ce qui justifie ce complexe technique ? Le local actuel est devenu insuffisant. Tracteur, camion, débrousailleuse, compresseur, déneigeuse, tarière, élévateur,…. Un catalogue intarissable où ils finissent par s’entasser. L’un des postes les plus importants au budget investissement de la commune. Hors école, salle des fêtes, … bien sûr. Sans compter l’affaire du siècle : un véhicule électrique pour une bouchée de pain. Plus récemment cette remorque pour tonne à eau. Alors on construit un local technique dans la cour de l’ex bibliothèque. Rapidement devenu insuffisant, la dite cour fut encombrée d’engins en tous genres. Et aussi vers le Lignon, à l’ancienne station d’épuration. Et puis, il y a tout ce matériel entreposé à la maison communale, entre la salle des fêtes et la salle des loisirs. Mais devenu « PRIVE ». Et maintenant, ce complexe.

 

La commune dispose de l’arsenal de tout un régiment. Mais son régiment ne comprend que 2 agents. Hommes à tout faire. Aujourd’hui à réparer un store défaillant, le lendemain à achever les travaux de voirie dont on ne sait pourquoi ils n’ont pas été réalisés dans le cadre du chantier originel. Une situation qui mérite réflexion. Au moins sur leur utilité. Certains élus le demandent. Réponse : touche pas à … mon pouvoir ! On leur concède le choix de l’architecte à ½ million d’euros. On les dispense de la Commission d’Appel d’Offres, d’analyses financières et de toute réflexion ou commentaire. Ils n’ont pas voix au chapitre. Sur l’analyse de la problématique et sa solution (utilisation de certains matériels et mutualisations possibles ou sous-traitance). Faire le ménage ? Vous n’y pensez pas !

 

Le projet du complexe technique est une aberration de plus à Poncins soumis aux multiples frasques de son maire. Une zone artisanale sur terres agricoles. Mais qui ne dit pas son nom. Une maison communale privée de tout un corps de bâtiment. Une école rafistolée à coups de rustines, écartelée et en manque de salles. On utilise alors la salle des fêtes. Puis on pallie aux aspects sécuritaires en faisant l’acquisition de jardins potagers pour en faire un chemin piétonnier. Et maintenant, un nouvel hangar au cœur du village.

 

Il est clair qu’on se trouve en présence d’une improvisation totale. Avec cette volonté incontournable d’épargner ce « terrain vague face à la mairie », ainsi dénommé par le comité de fleurissement départemental et corrigé en « Champ de foire » par le maire en personne. La directrice d’école avait proposé cette solution avant l’extension. Le maire lui avait opposé le PLU oubliant que tout n’était pas protégé (zone N : Naturelle). Et insistant malgré tout sur les délais pour le modifier. C’était il y a 4 ans. En 2010, suite à l’incendie de la salle des fêtes, la question s’était déjà posée. Mais on est resté sourd à ceux qui militaient pour un complexe multifonctionnel au Champ de foire. Et pourtant solution à toutes les problématiques actuelles.

 

Le PLU (Plan Local d’Urbanisme), validé en 2007 sous l’autorité du maire actuel, définit les règles en la matière. Le complexe technique n’y répond pas. En particulier à l’article UC 2 relatif aux dégradations du caractère local.

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article