Salle des fêtes : « Il faut oublier !» Tout oublier ?

Publié le par DESIR A Poncins

Salle des fêtes : « Il faut oublier !» Tout oublier ?

Il y a 6 ans, le 1 mai 2010, la salle des fêtes partait en fumée. Il faut oublier. Mais tout ne peut s’oublier. Alors n’oublions pas de faire le bilan de l’opération. Le voici.

Chronologie :

Le 1 mars 2014, 4 ans après l’incendie du 1 mai 2010 et quelques jours avant les municipales : une inauguration en grande pompe, qui mit en joie la population, le temps de la cérémonie.

 

Bilan financier

  • « 1 million d’euros » annonçait le maire dans son discours inaugural. Certains trouvaient l’addition lourde. On est pourtant loin du compte. Environ 1,3 millions d’euros. Soit une minoration du coût réel de 30%, certes inférieure au déficit en investissement affiché de l’année 2014. Mais quand même de 300 000€ d’erreur ….

  • L’endettement de la commune est plombé pour de nombreuses années.

  • Conséquences pour les Poncinois : il faut payer. Qui? C’est évident. D’une façon ou d’une autre, cela représente plus de 1 300€ par habitant sans compter une cinquantaine d’euros d’intérêts par an.

 

Composition de la maison communale :

Elle comprend 3 corps de bâtiment :

  • La salle communale en lieu et place du bâtiment qui a brulé,

  • L’ancien bâtiment dans lequel quelques aménagements ont été opérés

  • La salle des associations, bâtiment totalement nouveau.

Cette « maison communale » est l’œuvre d’un ou plusieurs élus décideurs, on ne sait. Elle n’est en aucun cas le résultat d’une concertation avec la population qui n’a pas eu son mot à dire. Il n’y avait d’ailleurs aucune obligation légale en la matière. Son contraire, non plus. Et, il n’est pas évident que son intégration dans le paysage du village recomposé et modernisé ait été posée.

Pour ce qui est de la répartition des 1,3 millions d’euros par bâtiment. Une codification en sous-ensembles l’aurait permis. Elle n’a pas eu lieu. Vous ne saurez donc pas où sont passés vos 1300€.

 

Fonctionnalités

Si on se contente d’affirmer « c’est mieux qu’avant », c’est une évidence. Pour 1,3 millions d’euros, c’est bien le moins qu’on puisse admettre.

Pour 1,3 millions d’euros, n’y avait-il pas moyen de faire mieux ? A-t-on pensé à la jeunesse ? On ne dira pas le contraire. Mais on a fait le contraire.

 

Budget

En 2010, le leitmotiv, c’était « les ponts » avant de les oublier (comme en 2015). La création d’une salle des associations, jamais évoquée jusqu’alors, est soudain apparue dans le projet, insidieusement un peu comme une évidence. Pourtant, il s’agit de bâtiments différents. L’un est la reconstruction du bâtiment incendié. L’autre, dit la salle des associations, est indépendant de l’existant. Il l’est tellement qu’il n’y a pas d’accès entre eux. Entre 2, l’ancien bâtiment rénové. De tout cela, rien n’était prévu au budget. Cela a été réalisé. Par contre, ce qui était prévu au budget (les ponts mais pas que) est resté dans les cartons. C’est de la gestion budgétaire typiquement locale.

Autre aspect de la gestion budgétaire. Des 2 projets, on en n’a fait qu’un. De la sorte, il n’est pas possible de différencier les coûts. Par contre, il ne fait pas de doute que cette présentation aux autorités de tutelle ait eue une incidence sur les modes de financement. Souvenons-nous du reproche fait au sous-préfet par le maire : « n’a pas respecté ses promesses de subventions ».

 

Utilisation des salles

La salle communale est utilisée quand il faut loger beaucoup de monde comme les mariages, le congrès de fédérations en tous genres ou le repas des aînés avec une restriction de taille : les places de parking très limitées. Pour les spectacles, la scène est insuffisante pour la fanfare ou son orchestre local. Et pour le public, l’absence de gradins ne permet pas d’offrir une qualité et un confort de même niveau que ce que propose Saint Germain Laval par exemple.

La salle des associations est utilisée par les associations bien sûr, mais également pour les Nouvelles Activité Périscolaires (NAP), les vins d’honneur consécutifs aux manifestations patriotiques et la majeure partie des réunions à Poncins.

 

Puis il y a l’ancien bâtiment rénové avec sa cuisine. Le premier étage est devenu privatif comme l’indique la plaque apposée sur la porte en quasi dérobée. Que cache cet énigmatique « PRIVE » ?

 

Patience ! Nous le révèlerons dans une prochaine édition.

Publié dans Au FIL du Lignon

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